Bernay contrat de territoire intercom Bernay terres de Normandie

Projets non contractuels

L’échéance du Contrat de territoire 2017-2021 – passé entre l’intercom Bernay terres de Normandie, le Département de l’Eure et la Région Normandie – arrive à son terme. Une date anniversaire que nous marquons par la publication d’un rapide bilan des actions menées pour la commune de Bernay.
Alors quel est ce fameux contrat de territoire et à quoi sert-il ? C’est un outil de programmation de projets, pluriannuel de cinq ans, le synopsis est élaboré par le Conseil départemental pour les intercommunalités. Il permet notamment à la Région, au Département de coordonner leurs investissements afin de mieux structurer leurs territoires. Ce contrat a l’avantage d’apporter une certaine cohésion territoriale là où, par le passé, un budget était décerné à chaque commune qui en disposait à son gré. Souvenez-vous ! c’était l’époque où l’on voyait éclore des salles des fêtes, terrains de tennis et autres infrastructures parfois surdimensionnés aux besoins de la collectivité. Le chacun pour soi était la règle.

Six projets, 15,5 millions d’euros, et seulement deux projets aboutis

Depuis 2017, réunis au sein de l’intercommunalité Bernay terres de Normandie, les élus ont dû s’accorder pour élaborer certains projets en commun et ce fut laborieux. Tellement que le contrat de territoire 2017-2021 ne fut signé qu’en mars 2019, deux ans après le début théorique du contrat.
Celui-ci concernait six projets majeurs pour le seul territoire de Bernay d’un montant global de 13,5 millions d’euros.
L’investissement le plus important (5,3 M€) concernait l’achat et la réhabilitation, dans la zone industrielle de Broglie (anciennement locaux de l’usine Roger & Gallet), de 26 000 m2 dont une partie louée à l’entreprise NPack, d’un siège social pour l’Intercom (1 840 m2) et d’un centre d’affaires nommé Espace 360 ° destiné à accueillir des entreprises (2 482 m2). Le projet n’est toujours pas réalisé.
Le deuxième projet (1,2 M€), dont la ville de Bernay était maître d’ouvrage, était l’agrandissement de la médiathèque, le renouvellement du parc informatique et l’acquisition de mobilier. Les travaux étaient prévus en 2020-2022 la nouvelle équipe municipale a abandonné le projet.
Un troisième projet nommé Pôle abbaye (2,5 M€) consistait à créer un pôle abbatial plus cohérent entre sa fonction d’accueil de services publics (tribunal, MJC, salle des fêtes) et sa fonction culturelle (abbatiale et musée). L’objectif était de relier le musée à sa salle capitulaire pour créer un circuit de visite continu, réhabiliter le cloître en remplaçant la salle des fêtes par une nouvelle. L’installation d’un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP) y figurait aussi. Le maître d’ouvrage était la mairie de Bernay, le projet a été abandonné par la nouvelle municipalité.
Un quatrième projet nommé Pôle création artistique (891 667 €) était de créer un lieu d’accueil pour les artistes au côté du théâtre Édith Piaf. Une acquisition foncière permettait de réaliser une maison des artistes de huit chambres et un espace dédié à la création : studio de répétition, atelier scénographie et atelier d’artiste.
Les travaux prévus en 2019-2021, sont toujours en cours dont le transfert de la ludothèque à la médiathèque. Le maître d’ouvrage est la mairie de Bernay.
Un cinquième projet (1,8 M€) était celui d’un multiplexe cinématographique. Le maître d’ouvrage est la société Les cinémas bernayens. Le projet prévoyait quatre salles de 270, 110, 62 et 57 places. Les travaux ont été réalisés, l’aménagement intérieur estimé à 405 000 € doit être réalisé par un nouveau gérant, la pandémie freine toute évolution.
Enfin un sixième projet nommé Pôle de cohésion sociale (1,5 M€) dont le maître d’ouvrage était l’association Accès a vu le jour en temps et en heure, fait remarquable qui mérite d’être souligné. Il s’agissait de créer un centre social (dans les locaux de l’ancienne gendarmerie), dont les missions sont de renforcer les liens sociaux, d’améliorer le quotidien des familles, d’accéder à la formation et à l’emploi, de favoriser la mobilité, d’agir contre les discriminations comme le handicap. Le pôle de cohésion sociale a été inauguré le 30 novembre 2019.
L’abandon et le retard de ces projets entraînent de facto l’annulation des engagements financiers prévus par le Département et la Région et discréditent nos élus dans la bonne gouvernance de nos collectivités.
Francis Viez

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