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Études supérieures, une voie accessible à Bernay ?

Faciliter la mobilité des étudiants devrait être un objectif prioritaire.

Bernay fait pâle figure dans le domaine de l’enseignement supérieur avec deux BTS enseignés, l’un au lycée Fresnel et le second au lycée Saint-Anselme.
Cette offre est bien évidemment insuffisante pour les jeunes bernayens, obligés de poursuivre leurs études supérieures ou leurs formations professionnelles dans les grandes villes avoisinantes. Mais en ont-ils, pour la majorité d’entre eux, les moyens financiers et mobiles ? La réponse est non.
Prenons le cas de deux bacheliers non véhiculés qui souhaitent poursuivre une formation porteuse ; l’un, un BTS en management d’unité d’hôtellerie/restauration dans un lycée de Louviers et l’autre un Bachelor (BAC +3) en développement web et mobiles au Petit-Quevilly (76).
Ces deux étudiants devront se lever vers 4 h 30 du matin s’ils souhaitent arriver à 8 heures à leurs cours. Les temps de trajets par le train sont de 1 h 17 pour Louviers et de 2 h 35 pour Le Petit-Quevilly. Trajet auquel ils devront ajouter une bonne dizaine de minutes en car pour rejoindre leurs établissements.

Le parcours Avenir c’est aussi des données exploitables pour la mobilité

Le ministère de l’Éducation nationale a instauré un parcours Avenir. Appliqué par l’ensemble des académies et donc des lycées « afin d’aider les élèves à construire un parcours de formation et d’orientation cohérent intégrant la préparation de l’après-bac, d’affiner et de conforter les choix d’études » lit-on sur leur site internet.
Voilà une information intéressante ! Les lycées possèdent des données précises sur les flux migratoires de leurs étudiants. Mieux encore, ces données sont communiquées aux régions, leur permettant de prévoir le taux de remplissage des lycées dont elles ont la gestion.
La mobilité de nos étudiants vers ces villes devrait être mise en place de la même manière que celle des collégiens, certes à une échelle intercommunale par un maillage de cars. Est-ce dû à un manque de volonté, de coordination et de gestion entre la région et ses trains régionaux, les intercommunalités et leurs cars et la ville qui ne tape pas des poings sur la table, c’est probable !
Chaque étudiant devrait pourtant pouvoir se rendre en moins d’une heure à son établissement d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle. Les étudiants les plus modestes sont bien évidemment les plus pénalisés et ne peuvent louer une chambre ou un studio.
J. N.

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