Bernay Normandie chemin vill intercom terres Normandie
Editorial

Au secours ! Nous n’avons plus la liberté de circuler

Nous n’avons plus la liberté de circuler autrement qu’en voiture dans nos villages.
Tous les habitants de l’intercommunalité Bernay terres de Normandie interrogés ont été unanimes, ils ne peuvent plus se promener, faire du vélo, du jogging, laisser leurs enfants aller à l’école, seuls et en toute sécurité.
Alors ? N’est-il pas temps de restaurer, d’aliéner, de récupérer ces chemins ruraux pour la collectivité ?
Le seul choix qui s’offre à la majorité d’entre nous est de marcher sur des routes départementales et sans trottoirs ; forêts, champs, prairies nous sont tous interdits : « défense d’entrer, propriété privée » sont les signalétiques qui fleurissent le bord de nos routes.
L’Europe, l’État, la Région, le Département, l’Organisation mondiale de la santé jusqu’à notre médecin généraliste, préconisent les transports doux, les activités physiques et les liens sociaux.
Quand ces recommandations seront-elles prises en compte sur notre territoire ? Les habitants, les associations sportives et de loisirs sont désemparés face au silence de leurs élus. Pire, la commune du Mesnil-en-Ouche qui revendique un Plan local d’urbanisme à 150 000 € (voir page 4) propose la construction, comme unique alternative à la mobilité, d’un nouveau parking à Beaumesnil.
Le premier a été construit il y a moins de trois ans et il est peu fréquenté.
Nous espérons vivement que ce numéro impacte élus et administrés pour qu’enfin les premiers tiennent compte de l’intérêt touristique, économique et sociétal de ces chemins et que les seconds puissent utiliser les lois en leur faveur.
Enfin nous invitons l’Intercommunalité et la Mairie de Bernay à créer un parcours de santé sur la voie verte, celui-ci ayant le mérite de s’adresser à l’ensemble de la population pour un coût dérisoire (entre 10 000 et 15 000 €).
Le projet de la mairie de créer des skateparks dans les quartiers est une idée, de prime abord, intéressante mais son coût est plus de 10 fois supérieur à celui d’un parcours de santé et ne s’adresse qu’à une petite frange de la population, sans parler de la bétonisation induite…
La Rédaction

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