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À pied, à cheval… à vélo ?

C’est le moment ou jamais d’instaurer le vélo dans nos loisirs, activités professionnelles ou sportives. Les subventions pleuvent sur les collectivités encore faut-il les réclamer…

Tous à vélo ! Après les Néerlandais, les Français, les Belges, et bien d’autres, tous se sont mis à la bicyclette. Au nom de l’écologie, la petite reine a envahi les routes, les rues et même les trottoirs, souvent dans le plus grand désordre. Simple mode ou tendance d’avenir ? Aujourd’hui, l’heure est à l’organisation de ce qui semble bien être un phénomène durable.
Dernière en date, la commission économique de l’ONU pour l’Europe s’engage. Dans un rapport de mai 2021, baptisé plan européen pour la promotion du cyclisme (pan-European Master Plan for Cycling promotion), elle analyse les bienfaits de la bicyclette et donne des directives pour en développer la pratique dans les meilleures conditions. Car, selon elle, le vélo est bon pour tout, ou presque ! « Il accélère le développent de l’économie locale en créant des emplois verts, améliore la santé de la population et protège activement le climat ». Pendant la pandémie, la pratique du vélo s’est développée dans la plupart des pays d’Europe constate la commission et ses multiples bienfaits sont apparus : distanciations sociales mieux respectées, activité physique conservée, facilité de ce mode de transport. Cela sans compter avec la diminution des risques de maladies cardiovasculaires liée à cette pratique saine qui réduit la pollution et le bruit de la circulation.

La voie verte, créée en 2005 par le Département, relie Bernay à Broglie.

Le plan de l’ONU chiffre les bienfaits. Doubler la circulation cycliste éviterait 30 000 morts prématurées en Europe et les bénéfices économiques attendraient 78 milliards d’euros par an. D’ores et déjà, 750 000 emplois sont liés au vélo. 400 000 de plus pourraient être créés chaque année et la vente de bicyclettes générerait un chiffre d’affaires supplémentaire de 3,5 milliards d’euros. Quant aux émissions de dioxyde de carbone, elles seraient réduites de 8 millions de tonnes par an, entraînant 1,1 milliard d’économies indirectes.
Pour aider les différents pays à accélérer le développement du cyclisme, le plan publié par l’ONU recommande des objectifs clé à appliquer d’ici 2030. Entre autres, pèle mêle : développer une politique nationale soutenue par un plan national ; développer sa promotion ; étendre et améliorer les infrastructures et les rendre séduisantes ; inclure le cyclisme dans les plans de développement des transports ; améliorer significativement la sécurité, intégrer la pratique du vélo dans la politique de santé ; développer les statistiques, promouvoir le tourisme cycliste…

Un fonds national de 350 M$ pour aider les collectivités

La France, dont certains représentants ont participé à l’élaboration du projet de l’ONU, est consciente des enjeux. Dès septembre 2018, un plan vélo a été élaboré par le ministère des Transports. Son objectif : atteindre 9 % des trajets effectués à vélo en 2024 contre 3 % en 2018, sachant que c’est sur les distances tournant autour de 5 km que la petite reine est la plus performante. Des mesures tous azimuts ont été adoptées dont un fonds national de 350 millions d’euros pour aider les collectivités à développer des pistes cyclables sécurisées sur leur territoire.
La loi du 24 décembre 2019 va même plus loin. Elle exige la création d’itinéraires cyclables « pourvus d’aménagements prenant la forme de pistes, de bandes cyclables, de voies vertes » à l’occasion de la réalisation ou de la rénovation des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides. En clair, chaque route départementale rénovée devrait, à l’avenir, avoir une piste cyclable. On le voit, de grands progrès restent à faire, mais tous sont enthousiastes !
Nadège Forestier

L’ÉCHAPPÉE BELLE DE L’ÉTAT

Vélo bicyclette loisirs BernayL’État impose, à coups de décrets, plusieurs directives pour faire place à la petite reine. La SNCF doit installer 20 emplacements sécurisés à la gare de Bernay, d’ici le 1er janvier 2024.
Le local doit inclure des dispositifs fixes permettant de stabiliser et de fixer chaque vélo par le cadre et au moins une roue, la surveillance par une personne ou
par vidéosurveillance ainsi qu’une fermeture sécurisée.
Tous les trains neufs ou rénovés doivent proposer au moins huit emplacements pour le transport de vélos non démontés.
Enfin, un forfait mobilité durable permet aux entreprises de prendre en charge les frais de transport de leurs salariés entre leurs domicile et lieu de travail jusqu’à 500 € par an. Que cela soit pour un vélo électrique ou mécanique. Ce forfait est exonéré d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales jusqu’à 500 € par an et par salarié.

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